Délégationde l’Aveyron

Microcrédit

En Aveyron, Mme. D. est en congé parental. M. D. suit une formation qui va lui permettre d’obtenir le permis poids lourd et c’est au prix d’efforts constants que la famille (avec deux enfants qui ont 2 et 4 ans) parvient à boucler son budget. Récemment, la voiture est tombée en panne et le devis de réparation est sans appel : il faut 1 800 € pour réparer le véhicule… À ce prix, il est préférable de changer de voiture seulement voilà, les banques refusent de financer l’achat, compte tenu des faibles revenus et du manque de garanties… Alors, c’est le début des problèmes pour se rendre à la formation, pour assumer le nécessaire pour les enfants, pour le quotidien. Les voisins sollicités font preuve de solidarité et dépannent régulièrement, mais « on se sentait toujours redevables, les voisins connaissaient notre vie privée », indique Mme D. Puis, une assistante sociale pense au microcrédit et rapidement, le contact est fait avec le Secours Catholique. Un crédit de 2 000 € sur 24 mois permet à la famille de retrouver un véhicule.

Mme D. a un regard très critique sur la situation actuelle et sur la crise financière. « Il faudrait des barèmes pour que personne ne puisse engager plus que ce qu’il a. Il faudrait qu’ils arrêtent de faire joujou, parce que après, c’est toujours les plus pauvres qui payent. Cette crise, je pense [qu’elle correspond] plus à une arnaque qu’à une perte réelle ».

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